Madagascar

 

L’une des plus grandes îles du monde, l’île-continent, l’île Rouge… toutes ces images de Madagascar cachent le sanctuaire d’une nature unique au monde et une mosaïque de peuples issus de migrations.


À Madagascar, la variété des paysages, des hommes et de leurs origines donnent le ton. À l’intérieur du pays, les terres se dénudent peu à peu, les fleuves charrient la latérite rouge tandis que les collines et les maisons traditionnelles de pisé font le charme des Hautes Terres. Sur la côte est, la pluie, les vents et le souvenir des pirates européens confèrent à cette verte nature une histoire à la Joseph Conrad. Plus au sud, les paysages virent au bush épineux et semi-désertique. Dans l’Ouest lointain, Majunga affiche son influence musulmane, tandis que la savane piquetée de baobabs rappelle l’Afrique. Enfin, à la pointe nord de Madagascar, Diégo-Suarez conserve les traces du dernier avant-poste de la colonisation française.


Madagascar est aussi le pays des ancêtres. Les Malgaches cultivent les traditions de peuples venus d'Indonésie et d'Afrique, qui ont vogué jusqu'à eux pour constituer une vingtaine d'ethnies dont les coutumes fascinent les ethnologues en herbe.


L'île a développé des espèces de plantes et d'animaux uniques au monde, dont les lémuriens.
Alors que certains signes annoncent peut-être une amorce de développement, le pays n’est toujours pas prêt pour un tourisme de masse. Ici, le fameux mora mora (« doucement doucement ») est de rigueur.

 

 

Madagascar est l’île de tous les contrastes. Ile rouge de latérite, mais aussi verte de ses forêts tropicales peuplées de lémuriens, montagneuse au centre et au nord où culmine le Maromokotro à 2 876 mètres, abondamment arrosée au nord et sur sa côte est, savanes à perte de vue à l’ouest et quasi désertique à l’extrême sud, bordée par 4 828 km de côtes, Madagascar, 4e plus grande île du Monde, étire ses 587 000 km2 (superficie de la France et du Bénélux réunis) entre le canal du Mozambique, qui l’éloigne de 400 km du continent africain, et l’Océan Indien.

Contraste également quant à son peuplement : ses 20 millions d'habitants appartiennent à 18 ethnies différentes, mélange, au fil des siècles, de races d’origine asiatique et africaine.

La langue malgache est d’ailleurs d’origine indonésienne.

 

Ancienne monarchie qui réussit, au XVIIIème siècle, sous le règne de Ramada I, l’unification de plusieurs royaumes locaux, Madagascar devint colonie française de 1896 à 1960, date à laquelle elle obtint son autonomie (le 26 juin, date de la fête nationale, marque cet évènement). Aujourd’hui démocratie parlementaire à caractère présidentiel, la République de Madagascar connaît une stabilité toujours relative, comme une situation économique difficile.

Le peuple malgache est donc confronté, dans sa grande majorité, à des difficultés quotidiennes où l’auto subsistance est bien souvent de règle, en particulier en dehors des villes principales. Environ 75% des malgaches vivent en dessous du seuil de pauvreté, le salaire minimum tourne autour de 20€ par mois.

 

Si l'espérance de vie tourne autour de 53 ans, elle resterait en dessous de 40 ans pour 1/3 de la population. 30% des femmes tombent enceintes avant 18 ans ; environ 159 enfants pour 1000 meurent avant l'âge de 5 ans ; enfin 6% seulement des ménages disposent de l'eau courante.

Les organisations internationales estiment qu'environ la moitié des enfants de moins de 15 ans sont analphabètes alors qu'ils représentent déjà 44% de la population.

 

Madagascar pointe dans le peloton de queue des pays les moins développés et la pauvreté ambiante se sent partout, raison pour laquelle de nombreux organismes d'aide au développement et d'ONG s'investissent aux côtés de ceux, déjà présents de longue date.

Et pourtant, l'île est riche de mille ressources, son sol renferme des trésors minéraux, la flore et la faune abondent…

 

Vous qui vous rendrez sur « L’Ile Rouge », vous serez enchantés par ses merveilleux paysages, ses côtes à perte de vue, ses forêts où, par des soirs éclairés par la pleine lune, vous verrez planer les « roussettes », chauves souris géantes, ou découvrirez, si vous êtes silencieux, la grâce incomparable des lémuriens. Vous rencontrerez aussi ce peuple chaleureux pour lequel la musique et le chant sont souvent le remède à une souffrance devenue habitude. Et si vous passez par « Tana », ne manquez pas une messe à Akamasoa, là bas, sur les hauteurs de la capitale. Laissez vous porter par le chant des ces centaines, voire milliers d’enfants, laissez vous envoûter par leurs sourires et leur regard plein de joie, serrez ces mains qui se tendent. Ils ont besoin de votre aide, évidemment, mais ils ont, avant tout, besoin de sentir qu’on les aime.

 

Information issue du site "www.perepedro.com" qui a fait et continue à faire depuis 1970 un travail extraordinaire au sein des populations Malgaches.

Nous éprouvons donc un profond respect envers cet homme et toute son équipe qui porte une image embèmatique aux yeux des populations Malgaches.